Dans le cadre du projet de construction d’un hôtel 4 étoiles boulevard de la République à Nîmes, la société Adéquate, spécialisée dans la rénovation de façades, mène une action exemplaire en faveur de la biodiversité urbaine, en partenariat avec le Cabinet d’Architecture Art & Cie et le maître d’ouvrage Nîmes Immobilier Développement.
Un chantier encadré par la réglementation environnementale
Lors de l’opération, 17 nichoirs à martinets noirs présents sur le bâtiment existant ont été identifiés. Le martinet noir (Apus apus) est une espèce strictement protégée en France : la destruction de ses sites de nidification est interdite, notamment durant la période de reproduction (Code de l’environnement, articles L411-1 et L415-3). Conscient de ces enjeux, Patrick Benezech, dirigeant d’Adéquate, a souhaité s’informer précisément sur les obligations légales et les bonnes pratiques avant toute intervention.

Dans le cadre du projet de construction d’un hôtel 4 étoiles boulevard de la République à Nîmes, la société Adéquate, spécialisée dans la rénovation de façades, mène une action exemplaire en faveur de la biodiversité urbaine, en partenariat avec le Cabinet d’Architecture Art & Cie et le maître d’ouvrage Nîmes Immobilier Développement.
Une démarche concertée avec des experts naturalistes
Afin de garantir une intervention conforme et respectueuse de l’espèce, Adéquate a sollicité Hervé Terracol, spécialiste reconnu des martinets. Une rencontre sur site a permis de valider :
- les modalités de démontage temporaire des nichoirs existants,
- la forme, l’implantation et l’orientation des futurs habitats.
Cette démarche a été menée en présence de Gérard Gory, ornithologue, et de Patrick Moulie, tous deux engagés dans la préservation des oiseaux en milieu bâti.
Innover pour mieux intégrer la faune au bâti rénové
Au-delà de la simple compensation, le projet a permis d’aller plus loin : des nichoirs intégrés directement dans les coffrages de façade, avec réservations internes et trous d’envol discrets, ont été conçus en lien étroit avec l’architecte. Le dispositif prévoit :
- 19 nichoirs intégrés dans la maçonnerie côté rue,
- 14 nichoirs complémentaires en béton de bois à l’arrière,
soit 33 habitats recréés, contre 17 initialement présents.
La mise en place de ces aménagements est programmée avant la fin du mois de février 2026, en cohérence avec le cycle biologique de l’espèce.

Le martinet noir, un hôte discret mais essentiel de nos villes
Le martinet noir est un oiseau migrateur au mode de vie singulier : il passe l’essentiel de sa vie en vol, se nourrit, boit et dort dans les airs, et ne se pose que pour nicher. Espèce grégaire, il niche majoritairement sous les toitures et dans les anfractuosités des bâtiments. Les études montrent que la rénovation des centres urbains, lorsqu’elle ne tient pas compte de ces enjeux, entraîne une perte significative de sites de nidification. À Nîmes, une analyse menée dans un secteur sauvegardé a mis en évidence qu’environ 13 % des surfaces favorables aux martinets avaient été définitivement perdues lors de rénovations successives (donnée issue de travaux naturalistes locaux, citée par G. Gory).

Un engagement concret pour une rénovation responsable
Par cette opération, Adéquate démontre que rénovation patrimoniale, exigence architecturale et préservation de la biodiversité peuvent non seulement coexister, mais se renforcer mutuellement. Ce projet illustre une conviction forte : le bâti de demain doit intégrer le vivant, dès la conception comme lors de la rénovation.
